Céder l'entreprise à un membre du groupe familial en exonération d'impôt sur les plus-values : la cession intra-familiale
En cédant son entreprise à un membre de son groupe familial (l'un de ces enfants par exemple, un descendant, votre conjoint et ascendants et descendants du conjoint), le chef d'entreprise peut bénéficier d'une exonération totale des plus-values réalisées lors de la cession des titres.
Pour bénéficier de cette exonération, le chef d'entreprise doit avoir détenu, au cours des cinq années précédant la cession, avec son groupe familial au moins 25 % des droits dans les bénéfices de la société dont les titres sont cédés.
De plus, l'acquéreur doit s'engager à ne pas revendre les titres à un tiers au cours des cinq années suivant la cession. Une cession à une personne du groupe familial reste toutefois possible pendant ce délai.
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Transmettre l'entreprise par le bais d'une holding de reprise
La cession d'une entreprise nécessite du repreneur quel qu'il soit (enfants, salariés, cadre repreneurs, tiers …) un apport de fonds pour l'achat de celle-ci.
Lorsque ce repreneur ne possède pas les fonds nécessaires, il peut choisir de constituer une Holding dont l'objet est de racheter les parts ou actions de la société d'exploitation dite « société cible ».
La holding rachète l'entreprise cible. Elle peut combiner des apports en fonds propres et des apports en dettes financées par les banquiers ou des financiers pour couvrir la totalité du prix d'achat. Le recours à des financements par emprunt est appelé “effet de levier”.
Ce sera alors, la holding qui s'endettera pour acheter l'entreprise ; l'emprunt contracté étant remboursé par les bénéfices dégagés par l'entreprise acquise.
Ce schéma permet à un repreneur de racheter une entreprise avec un apport très limité.
La holding peut également être utilisée dans un cadre international.
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Coupler donation et cession des titres
Les donations comportent un argumentaire fiscal souvent mis en avant puisque le fait de réaliser une donation avant une vente permet d'éviter l'imposition des plus values réalisées.
De plus, généralement, suite à la cession de son entreprise, le chef d'entreprise qui s'est enrichi envisage souvent de procéder à des donations de sommes d'argent au profit de ses enfants.
Il peut être judicieux d'inverser la chronologie des opérations de manière à donner une partie des titres de l'entreprise aux enfants, puis dans un second temps de céder l'entreprise.
En effet, seuls les droits de donation sont dus dans ce cas ! Il n'y a pas de constatation de plus values chez le donateur. Lors de la cession ultérieure par le donataire des biens ayant fait l'objet de la donation, la plus value constatée par ce dernier est égale à la différence existant entre le prix de vente et le montant figurant dans l'acte de donation.
En résumé, lors de la cession ultérieure, les titres préalablement donnés bénéficieront d'un nouveau prix de revient pour le calcul de la plus-value, ce qui aura pour effet de réduire l'imposition voir enlever tout impôt !.
Toutefois ceci ne se fait pas sans un certain risque puisque suivant les conditions dans lesquelles s'opère une telle opération, l'Administration fiscale peut être en droit d'invoquer l'abus de droit. La donation suivie, dans un délai très court, de la cession risque d'être suspecte aux yeux de l'administration surtout si des clauses particulières montrent que le donateur voulait donner « sans donner ». Il est prudent de prendre son temps dans ce type d'opération et surtout que les actes correspondent à une réalité patrimoniale.
Une alternative à ces schémas consiste également en la création d'un LBO. Le LBO, en savoir plus >>
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