Mars 2010
EIRL : une nouvelle protection pour l'entrepreneur
Un nouveau moyen de protéger son patrimoine personnel pour les entrepreneurs individuels est à l'étude. Le statut d'entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) devrait bientôt voir le jour après l'examen du projet de loi par les deux assemblées.
Le projet de loi relatif à l'EIRL permettrait à l'entrepreneur individuel de créer un patrimoine professionnel séparé de son patrimoine privé. L'entrepreneur pourra choisir les biens qu'il souhaite rendre insaisissables par ses créanciers "professionnels" en les excluant de son patrimoine professionnel. Ce statut pourrait être adopté lors de la création de l'activité ou en cours d'activité professionnell.
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Emploi à domicile : augmentation du plafond de dépense
Le plafond de dépenses ouvrant droit au crédit ou à la réduction d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile est porté de 12 000 € à 15 000 €, pour la première année d'imposition au titre de laquelle le contribuable demande à bénéficier de l'avantage fiscal pour l'emploi direct d'un salarié à domicile.
Ce nouveau plafond majoré ne concerne que les dépenses supportées au titre de l'emploi direct d'un salarié à domicile. Il ne s'applique pas en cas de recours à une association, une entreprise, un organisme agréés ou un organisme à but non lucratif ayant pour objet l'aide à domicile.
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Scellier intermédiaire : des assouplissements sur certains critères
L'administration assouplit sur deux points sa doctrine concernant les ressources des locataires à prendre en compte pour l'application des dispositifs Besson, Borloo, Scellier intermédiaire et Girardin intermédiaire. L'administration assouplit sur deux points sa doctrine concernant les ressources des locataires à prendre en compte pour l'application des dispositifs Besson, Borloo, Scellier intermédiaire et Girardin intermédiaire :
- le revenu fiscal de référence à retenir est celui de l'année précédant la signature du bail lorsqu'il est inférieur à celui de l'avant-dernière année et que le locataire fournit l'avis d'imposition correspond lors de la signature du bail,
- lorsque le locataire est à la charge de ses parents ou rattaché à leur foyer fiscal, seules ses ressources sont retenues.
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Février 2010
Location Meublée : conservation de la réduction si passage en professionnel
La réduction d'impôt sur le revenu reste acquise au contribuable qui a la qualité de loueur non professionnel lors de l'acquisition du bien, même s'il devient par la suite loueur professionnel. En effet, la loi de finances pour 2009 a instauré une réduction d'impôt sur le revenu en faveur des investissements immobiliers dans le secteur de la location meublée non professionnelle. Une instruction administrative est venue complétée ce dispositif. Ainsi, l'instruction du 29-12-2009 que l'administration vient donc de publier comporte de nombreuses précisions et plusieurs mesures de tempérament : on relèvera notamment que la réduction d'impôt est acquise au loueur qui a la qualité de loueur non professionnel au moment de l'acquisition de l'immeuble, même s'il exerce à titre professionnel ultérieurement.
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Bouclier Fiscal : remise en cause sur la prise en compte des revenus des assurances vie multisupports Le Conseil d'Etat vient de remettre en cause l'assimilation faite par l'administration fiscale des contrats multisupports exclusivement ou quasi-exclusivement investis en euros sur la majeure partie de l'année à des contrats en euros dont les revenus doivent être compris dans la liquidation du bouclier. Les revenus des contrats multisupports ne doivent pas être pris en compte car ils ne peuvent pas être considérés comme définitivement acquis, le contribuable ayant la faculté de procéder à tout moment à des arbitrages entre le fonds en euros de son contrat et les unités de compte.
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Loi Scellier : précisions sur les logements issus de la transformation de locaux
La loi Scellier s'applique aux logements neufs. L'administration a précisé, dans le cadre d'une instruction commentant l'intégralité du dispositif, publiée en mai 2009, que les logements neufs devaient s'entendre des immeubles à usage d'habitation dont la construction est achevée et qui n'ont jamais été habités ni utilisés sous quelque forme que ce soit.
L'acquisition à titre onéreux d'un logement issu de la transformation d'un local affecté à un usage autre que l'habitation ouvre droit à la réduction d'impôt en faveur de l'investissement locatif dite Scellier sous réserve que l'opération soit soumise à la TVA immobilière.
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Janvier 2010
Plafonnement des niches fiscales : réduction des plafonds
La loi de finances réduit le plafond des niches fiscales dont le montant est actuellement (pour l'imposition des revenus perçus en 2009) fixé à la somme de 25 000 € majorée de 10 % du revenu imposable. La loi réduit la part fixe du plafond de 25 000 € à 20 000 € et la part proportionnelle de 10 % à 8 % du revenu imposable à compter de l'imposition des revenus de 2010.
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Bouclier fiscal : des aménagements sur la prise en compte des revenus et plus values
Le législateur a aménagé sur certains points le dispositif du bouclier fiscal. Ainsi, la loi prévoit, pour les demandes formulées à compter de 2011 (au titre des revenus perçus à compter de 2009) :
-
de retenir les revenus de capitaux mobiliers avant application des abattements de 40 % et de 1 525 € ou 3 050 € , neutralisant ainsi, au niveau du bouclier fiscal, l'incidence de l'option pour le prélèvement forfaitaire libératoire pour les dividendes et revenus distribués assimilés,
-
de ne plus admettre en déduction des revenus pris en compte pour la détermination du droit à restitution, les déficits réalisés antérieurement à l'année de référence et que le contribuable aurait imputés sur lesdits revenus nets. Il s'agit :
- des moins-values de cessions mobilières , imputables sur les plus-values de même nature réalisées au cours de la même année ou des dix années suivantes,
- des déficits constatés au cours des six années précédentes dans une catégorie de revenus .
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Indemnités de départ : Imposition des sommes
La loi de finances pour 2010 soumet à l'IR les indemnités de départ à la retraite volontaire (hors plan de sauvegarde de l'emploi) dès le 1er euro ainsi que les indemnités journalières-accident travail , mais seulement à hauteur de 50 % de leur montant (part forfaitaire représentative, au sein de l'indemnité, de la compensation du préjudice subi, l'autre moitié correspondant à un revenu de remplacement qui serait égal à l'indemnité versée en cas d'arrêt maladie). Cette mesure s'applique aux indemnités perçues à compter du 1er janvier 2010 .
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Décembre 2009
Borloo / De Robien : des tolérances sur les délais
L'administration vient d'admettre une mesure de tolérance pour les bailleurs ne parvenant pas à louer leur bien dans le délai imparti de 12 mois.
En principe, la location doit intervenir dans les 12 mois qui suivent la date de l'achèvement du logement ou de son acquisition si elle est postérieure. A défaut, les déductions pratiquées au titre de l'amortissement font l'objet d'une remise en cause. L'administration fiscale vient de préciser que le délai de mise en location peut être allongé en contrepartie de la perte d'une partie de l'avantage fiscal si le contribuable a entre autre, accompli les diligences concrètes (insertion d'annonces, recours à une agence immobilière) en vue de mettre le bien en location et que le logement ne doit jamais avoir été habité ni utilisé, depuis son achèvement jusqu'à sa mise en location effective.
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Nue propriété : Réforme sur la déduction des charges A compter de l'imposition des revenus perçus en 2009, le dispositif d'imputation des charges est remplacé par un nouveau dispositif permettant, au choix du contribuable :
- soit de prendre en compte les dépenses supportées au titre de sa nue-propriété pour la détermination de ses revenus fonciers dans les conditions de droit commun, sous réserve que l'immeuble soit donné en location et génère des revenus fonciers ;
- soit d'imputer les dépenses de grosses réparations sur le revenu global dans la limite de 25 000 € par an.
L'administration vient de commenter ce nouveau régime d'imputation et y apporte 2 assouplissements, l'un englobant le dispositif aux immeubles non bâtis, le second concernant les modalités de report des dépenses sur les années ultérieures. En effet, concernant ce dernier point, lorsque les dépenses de grosses réparations excèdent, au titre d'une même année, 25 000 €, le nu-propriétaire peut imputer la fraction excédentaire, dans les mêmes conditions, au titre des 10 années suivantes.
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Participation : Imposition des sommes issues de la participation
Les sommes issues de la participation des salariés aux résultats de leur entreprise d'un montant inférieur à 80 € qui leur sont versées immédiatement sont soumises également à l'impôt sur le revenu selon les règles de droit commun applicables aux traitements et salaires l'année de leur perception. Seules sont donc exonérées d'impôts, les sommes revenant aux salariés au titre de la participation aux résultats de leur entreprise qui sont bloquées pendant 5 ans ou rendues disponibles avant l'expiration de ce délai en application de l'un des cas de déblocage anticipé (mariage, PACS, naissance, divorce, séparation, acquisition ou agrandissement de la résidence principale, décès, rupture du contrat de travail, invalidité …).
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Novembre 2009
Financement social : projet d'assujettissement des plus-values
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) a été présenté en conseil des ministres le 1er octobre 2010. Il en ressort essentiellement l'assujettissement de l'ensemble des plus-values de cessions mobilières aux prélèvements sociaux. Les plus-values de cessions de titres réalisées par les particuliers ne sont actuellement soumises à l'IR et aux prélèvements sociaux que lorsque le montant annuel des cessions du foyer fiscal excède un certain montant, fixé à 25 730 euros en 2009 et qui devrait être porté à 25 830 euros en 2010. Le projet de loi prévoit d'assujettir l'ensemble des plus-values mobilières aux prélèvements sociaux, c'est à dire dès le premier euro de cession. Cette mesure s'appliquerait à compter du 1er janvier 2010.
Une autre réforme d'envergure serait la suppression de l'exonération de prélèvements sociaux en cas de succession sur les contrats d'assurance vie en unités de compte. L'ensemble des revenus générés par les contrats d'assurance vie serait donc soumis aux prélèvements sociaux de 12.1%.
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Projet de loi de finances 2010 : axé sur l'environnement
Le projet de loi de finances pour 2010, a été présenté en Conseil des ministres le 30 septembre 2009. Le projet de loi propose de revaloriser les tranches du barème de 0,4 % afin de tenir compte de la hausse des prix hors tabac.
En matière de loi Scellier, le projet de loi propose d'aménager le dispositif afin d'accroître la part des constructions de logements plus économes en énergie et d'accélérer le développement des constructions respectant la norme BBC avant que celle-ci ne devienne obligatoire en 2013. Le taux de la réduction d'impôt Scellier serait progressivement abaissé pour les logements ne répondant pas à cette norme à :
20 % (au lieu de 25 %) pour les logements acquis ou construits en 2010,
15 % (au lieu de 20 %) pour ceux acquis ou construits en 2011 et 2012.Le taux serait maintenu à 25 % pour les logements acquis ou construits en 2009, ainsi que pour ceux pour lesquels une promesse d'achat ou une promesse synallagmatique a été souscrite par l'acquéreur en 2009.
Les logements BBC continueraient de bénéficier du taux de 25 % en 2010 et du taux de 20 % en 2011 et 2012.Les mêmes règles s'appliqueraient pour les souscriptions de parts de SCPI.
Les autres mesures proposées sont entre autre, la modulation du crédit d'impôt au titre des intérêts d'emprunt de l'habitation principale, la prorogation du crédit d'impôt pour dépense d'équipement de l'habitation principale, la prorogation du prêt à taux zéro, la suppression de la taxe professionnelle et l'instauration de la taxe carbone.
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Expatriation : profitez de l'assurance vie
Les bénéficiaires de contrats d'assurance vie ne sont pas soumis en France à la taxe de succession de 20 % (article 990 I du Code Général des Impôts, taxe due normalement en France lors du dénouement du contrat d'assurance vie par décès au-delà de 152.500 euros) si au jour de l'adhésion, le souscripteur est non-résident au sens de la législation fiscale française.
Pour déterminer si un contrat relève des dispositions de l'article 990 I du Code Général des Impôts, il y a lieu de se placer à la date de souscription ou d'adhésion au contrat, quelles que soit les modifications survenant ultérieurement dans la domiciliation du souscripteur ou de l'adhérent.
Il est donc très avantageux pour un expatrié de souscrire, en tant que non-résident, un contrat d'assurance vie en France afin de bénéficier de cette exonération
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Octobre 2009
Bouclier fiscal : des précisions par rescrit sur les contrats d'assurance vie
Les contrats transformés après le 30 juin dans le cadre du dispositif "Fourgous" en contrats dits multisupports, ne pourront pas être considérés comme étant investi en multisupports pendant la majeure partie de l'année. L'administration fiscale indique donc par ce rescrit (15 sept. 2009) qu'elle les considérera alors, pour toute l'année, comme un contrat en euros pour la détermination du bouclier fiscal. Les intérêts inscrits sur le fonds en euros au titre de la seconde période devront, comme ceux de la première période, être considérés comme réalisés pour la détermination du droit à restitution, dès lors qu'ils ne se rapportent pas à un contrat "multisupports" la majeure partie de l'année considérée.
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Location meublée : des précisions de la part de l'administration fiscale
Dans une instruction fiscale, l'administration précise le périmètre et les conditions pour appliquer ce régime.
Pour être un loueur en meublé professionnel, le loueur doit, depuis le 1er janvier 2009, remplir trois conditions cumulatives : être inscrit au registre du commerce et de sociétés, générer un montant minimal de recettes, ces recettes de location devant être prépondérantes par rapport aux autres revenus. L'administration précise quant à la condition de la prépondérance des recettes de location par rapport aux autres revenus, qu'il faut retenir le revenu net de chacune des différentes catégories d'imposition, c'est à dire après déduction des charges ou abattements.
L'administration rappelle également que la location meublée est réservée aux locaux comportant tous les éléments mobiliers indispensables à une occupation normale par le locataire. En ce qui concerne les services annexes qui peuvent être fournis dans des conditions similaires aux établissements d'hébergement à caractère hôtelier, l'activité relève du régime fiscal de la location meublée lorsque cette activité est accessoire.
Enfin, l'administration indique que l'imputation des déficits antérieurs à l'acquisition ou à la livraison de l'immeuble, lorsqu'ils se rapportent à des dépenses engagées en vue d'une location meublée par les loueurs en meublé professionnels, est dorénavant possible. Ces déficits sont imputés, par fractions égales (soit 1/3), sur le revenu global des trois premières années de location meublée, tant que cette activité présente un caractère professionnel
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Mandat de protection future : pour sécuriser son avenir ou celui de ses enfants
Une personne majeure ou un mineur émancipé appelé le mandant, peut confier à une ou plusieurs personnes nommés le(s) mandataire(s), le soin de la représenter pour le cas où à l'avenir, en raison de l'altération de ses facultés mentales ou corporelles, elle ne pourrait plus pourvoir seule à ses intérêts.
Il est également possible de prévoir cela pour ses enfants.
Ce mandat obéit aux règles de droit commun du mandat. Cependant, les limites sont différentes si ce dernier est fait par un notaire ou sous seing privé.
Les mandats ne peuvent entrer en vigueur qu'à compter du 1er janvier 2009.
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Septembre 2009
Assurance-vie : des précisions sur la clause bénéficiaire démembrée
Concernant la fiscalité du démembrement de la clause bénéficiaire d'un contrat d'assurance vie, le sénateur Serge Dassault a demandé, comme il l'avait déjà fait en 2005 sur le même thème, des précisions à la Ministre de l'économie sur ce sujet.
Cette dernière rappelle alors les principes déjà énoncés, sans confirmer clairement les positions de Monsieur Dassault. En effet, après la mention du contenu des articles 990 I et 757 B du code général des impôts concernant la fiscalité en cas de décès des contrats d'assurance vie, elle précise que, dans l'hypothèse d'un démembrement de la clause bénéficiaire d'un contrat d'assurance vie, l'usufruitier est le seul redevable de la taxe de 20 % dès lors qu'il est le bénéficiaire exclusif du capital décès et la circonstance que les sommes soient réparties par la volonté du nu-propriétaire et de l'usufruitier n'est pas de nature à remettre en cause cette analyse.
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Crédit d'impôt pour travaux : extension au propriétaire bailleur
Jusqu'alors réservé aux dépenses supportées par les contribuables dans leur habitation principale, le crédit d'impôt est étendu, à compter de l'imposition des revenus de l'année 2009, aux dépenses supportées par les propriétaires-bailleurs de logements de plus de 2 ans qu'ils s'engagent à louer nus à usage d'habitation principale du locataire pendant une durée minimale de 5 ans à des personnes autres que leur conjoint ou un membre de leur foyer fiscal.
Par ailleurs, le fait que les revenus du logement dans lequel sont effectués les travaux sont imposables d'après le régime micro-foncier, ne fait pas obstacle à l'application du crédit d'impôt.
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Impatriation : parution de l'Instruction fiscale
Afin de renforcer l'attractivité du territoire national et d'encourager l'installation en France de cadres de haut niveau, l'article 121 de la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l'économie instaure un nouveau régime spécial d'imposition en faveur des « impatriés », codifié sous l'article 155 B du code général des impôts (CGI).
Il remplace le régime prévu à l'article 81 B du CGI qui continue toutefois de s'appliquer aux salariés et dirigeants dont la prise de fonctions en France est antérieure au 1er janvier 2008.
Le nouveau régime spécial d'imposition des impatriés est ouvert aux salariés et aux dirigeants qui leur sont fiscalement assimilés dont la prise de fonctions en France est intervenue depuis le 1er janvier 2008, qu'ils aient été appelés de l'étranger à occuper un emploi dans une entreprise établie en France ou directement recrutés à l'étranger par une entreprise établie en France. Il est également ouvert, sur agrément, aux personnes non salariées. Les personnes concernées bénéficient de ce nouveau régime au titre des années à raison desquelles elles ont en France leur foyer ou leur lieu de séjour principal et y exercent leur activité professionnelle, sous réserve de ne pas avoir été fiscalement domiciliées en France au cours des cinq années précédant celle de leur prise de fonctions.
Ce régime, qui s'applique jusqu'au 31 décembre de la cinquième année suivant celle de la prise de fonctions en France des bénéficiaires, comporte trois volets :
- en premier lieu, le supplément de rémunération directement lié à l'exercice d'une activité professionnelle en France est, dans certaines limites, exonéré pour son montant réel. Toutefois, les impatriés directement recrutés par une entreprise établie en France peuvent opter pour une évaluation forfaitaire de leur prime d'impatriation ;
- en deuxième lieu, la part de la rémunération se rapportant à l'activité à l'étranger est exonérée.
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Juillet & Août 2009
Couples séparés : décharge de responsabilité fiscale et solidaire
Les époux et partenaires liés par un PACS sont tenus solidairement au paiement de l'IR, taxe d'habitation, de l'ISF, ce qui permet à l'administration de réclamer à l'un des conjoints ou des partenaires, le paiement de l'intégralité de l'impôt, sans procéder à une répartition de la dette fiscale. Depuis 2008, pour remédier à cette situation en cas de séparation des époux ou partenaires, la loi a institué un droit à décharge de responsabilité solidaire mise en œuvre lorsqu'en autre il y a rupture de la vie commune, disproportion marquée entre le montant de la dette fiscale et la situation patrimoniale et/ou les revenus du demandeur.
L'administration vient de commenter ce régime dans une instruction 5 B-13-09 n° 44 du 20 avril 2009 en rajoutant au dispositif les prélèvements sociaux mais également en réduisant la portée pratique en indiquant ce qu'elle considère comme « disproportion marquée ». Ainsi, elle considère qu'il y a disproportion marquée lorsque le montant de la dette fiscale excède la valeur nette du patrimoine mobilier et immobilier (hors la résidence principale) du demandeur et que sa situation financière ne lui permet pas de procéder à un règlement de la dette résiduelle sur une période n'excédant pas 10 ans.
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DOM TOM : la loi LODEOM vient d'être publiée au journal officiel
Le texte adopté modifie en profondeur les différents dispositifs fiscaux liés à l'investissement outre-mer que ce soit dans le secteur du logement ou des entreprises.
Dans le secteur du logement par exemple, la loi prévoit notamment que la portée de l'avantage accordé en cas d'acquisition de sa résidence principale outre-mer soit réduite, la suppression via une diminution progressive des taux de la réduction d'impôt, du dispositif réservé à l'acquisition d'un logement locatif en secteur libre et intermédiaire, l'amélioration de l'avantage accordé en cas de réhabilitation d'un logement locatif outre-mer, et la création d'un nouveau dispositif réservé à l'investissement locatif dans le secteur social. La loi touche également au dispositif Scellier pour les investissements réalisés outre-mer en allongeant sa période d'application, majorant les taux de la réduction et en abaissant les plafonds de loyer et de ressources conditionnant l'octroi de l'avantage.
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Convention fiscale : avenant à la convention franco-Suisse
Le 12 juin dernier, les autorités françaises et suisses ont convenu d'un nouveau texte conforme au modèle OCDE et aux termes duquel la Suisse s'engage à ne plus faire obstacle à la transmission de renseignements bancaires. Cet accord doit permettre à la France d'obtenir des renseignements sans limitation quant à la nature des impôts, des personnes et des renseignements, y compris bancaires, visés par la demande. Cela devrait s'appliquer à compter du 1 er janvier 2010.
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Juin 2009
Impatriation : exonération temporaire d'ISF des biens situés hors de France
Les personnes physiques domiciliées fiscalement hors de France sont assujetties à l'impôt de solidarité sur la fortune au titre de leurs biens situés en France si la valeur de ceux-ci excède le seuil minimal d'imposition, fixé à 790 000 € pour 2009, à l'exception des placements financiers.
Les personnes ayant quant à eux leur domicile fiscal en France sont assujetties à l'impôt de solidarité sur la fortune à raison de leur patrimoine mondial, sauf exceptions prévues par certaines conventions fiscales internationales. Afin de renforcer l'attractivité du territoire national, tant auprès des expatriés français qu'auprès des ressortissants étrangers dont le pays d'origine n'a pas conclu de telle convention avec la France , la loi de modernisation de l'économie a instauré une dérogation à ce principe afin qu'ils ne soient imposables temporairement qu'à raison de leurs biens situés en France.
Cette exonération concerne les personnes qui ont installé leur domicile fiscal en France à compter du 6 août 2008, à condition qu'elles n'aient pas été fiscalement domiciliées en France au cours des cinq années civiles précédant celle au cours de laquelle elles y ont transféré leur domicile fiscal. L'administration commente ce nouveau dispositif et précise que la condition de non-domiciliation fiscale en France (pendant les cinq années précédant celle de la domiciliation fiscale en France) doit être appréciée au regard des principes posés pour la domiciliation au sens de l'IR et de l'ISF du point de vue de la législation fiscale française.
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ISF : des précisions sur les déclarations d'ISF
Concernant l'ISF pour 2009, la DGFiP (la direction générale des finances publiques) a précisé que les « déclarations ISF de couleur verte ont été cette année aménagées afin de les rendre plus lisibles ».
2 déclarations distinctes, l'une simplifiée et l'autre complète, seront ainsi envoyées aux redevables de l'ISF.
La 1 ère concerne les contribuables qui ont déclaré en 2008 uniquement des biens immobiliers bâtis et non bâtis (excepté les bois et forêts, les biens ruraux loués à long terme et les parts de GAF et GFA), des droits sociaux (hors cas particuliers d'exonération partielle ou totale), des valeurs mobilières, liquidités et autres biens meubles, des dettes au passif. Cette déclaration préidentifiée simplifiée s'accompagne de trois annexes en double exemplaire et d'une notice explicative.
La 2 ème s'accompagne de cinq annexes en double exemplaire et d'une notice explicative pour les autres contribuables.
Enfin, la DGFiP précise les dates limite de dépôt des déclarations :
- lundi 15 juin 2009 pour les contribuables domiciliés en France ;
- mardi 15 juillet 2009 pour les contribuables domiciliés dans la Principauté de Monaco et dans les autres pays d'Europe ;
- lundi 31 août 2009 pour les contribuables domiciliés dans les autres pays.
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Immobilier : quelques rappels sur les investissements éligibles en Scellier
Les contribuables domiciliés en France (les non résidents ne peuvent donc pas en bénéficier) peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt au titre de :
- l'acquisition, entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012 d'un logement neuf ou en l'état futur d'achèvement,
- la construction d'un logement qui a fait l'objet, entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012, d'un dépôt de demande de permis de construire,
- la transformation en logement d'un local affecté à un usage autre que l'habitation acquis entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012,
- à la réalisation, entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012, dans des logements qui ne satisfont pas aux caractéristiques de décence, de travaux de réhabilitation permettant aux logements d'acquérir des performances techniques voisines de celles des logements neufs,
- la souscription, entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012, au capital de SCPI à condition que 95 % de la souscription serve exclusivement à financer un investissement pour lequel les conditions d'application de la réduction Scellier sont remplies et que les revenus de la SCPI soient soumis l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers entre les mains de l'associé (pour la quote-part lui revenant).
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Mai 2009
Résidence principale : plus de délai pour l'exonération des plus-values
L'article 150 U du Code général des impôts prévoit que les plus-values réalisées lors de la cession du logement qui constitue la résidence principale du cédant au jour de la cession sont exonérées. Cette condition exclut les cessions portant sur des immeubles qui, bien qu'ayant constitué antérieurement la résidence principale du propriétaire, n'ont plus cette affectation au moment de la vente. Cela étant, lorsque l'immeuble a été occupé par le cédant jusqu'à sa mise en vente, l'exonération reste acquise si la cession intervient dans des délais normaux et sous réserve que le logement n'ait pas, pendant cette période, été donné en location ou occupé gratuitement par des membres de la famille du propriétaire ou des tiers.
L'administration vient préciser que dans un contexte économique normal, un délai d'une année constitue en principe le délai maximal, « même si l'appréciation du délai normal de vente est une question de fait qui s'apprécie au regard de l'ensemble des circonstances de l'opération ».
Par ailleurs, pour tenir compte de la situation actuelle du marché immobilier, « il est admis, pour les cessions intervenues en 2009 ou en 2010, qu'un délai de vente de deux ans constitue, dans tous les cas, un délai normal, sous réserve bien entendu que le logement n'ait pas, pendant cette période, été donné en location ou occupé gratuitement par des membres de la famille du propriétaire ou des tiers ».
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Cession d'entreprise : aménagement du régime d'exonération pour départ à la retraite
L'administration commente les aménagements apportés par les loi de finances pour 2009 et loi de finances rectificative pour 2008 aux dispositifs d'exonération des plus-values professionnelles (cession d'une entreprise individuelle) ou mobilières (cession des titres d'une société soumise à l'IS sous réserve d'y avoir exercé son activité durant au moins 5 ans) réalisées par les dirigeants partant à la retraite.
Les aménagements principaux concernent l'allongement du délai de cession et de départ à la retraite de 1 à 2 ans et la modification des modalités de remise en cause de l'avantage. Un autre aménagement concerne uniquement l'exonération des plus-values professionnelles : extension de l'exonération aux cessions réalisées par des sociétés à l'IR comprenant plusieurs associés.
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LMNP : le crédit d'impôt est modifié pour les investissements dans les secteurs spécialisés
L'article 15 de la Loi de finances rectificative pour 2009 modifie le régime du crédit d'impôt institué par l'article 90 de la Loi de finances pour 2008 en faveur des investissements locatifs non professionnels réalisés dans quatre secteurs (résidences pour étudiants, résidences de tourisme, établissements sociaux ou médico-sociaux pour personnes âgées dépendantes et non dépendantes, logements faisant partie d'une structure affectée à l'accueil familial salarié). Il aligne ce dispositif sur le régime dit « Scellier », applicable depuis le 1er janvier 2009.
Ainsi, à compter de l'imposition des revenus 2009, les investisseurs qui deviennent propriétaires d'un logement neuf ou rénové (sous condition du respect de certains critères) dans une résidence pour étudiants, une résidence de tourisme classée, un établissement pour personnes âgées ou handicapées ou une structure affectée à l'accueil familial salarié bénéficieront d'un crédit d'impôt égal à 25% de leur investissement limité à 300 000 € si l'investissement intervient en 2009 ou 2010 (20% pour 2011 et 2012), sous réserve que le logement ainsi acquis soit loué au profit de l'exploitant de l'établissement ou de la résidence pour une période d'au moins 9 ans. Ce crédit d'impôt sera étalé sur 9 ans. En conséquence, sur la base de l'investissement maximum annuel de 300 000 €, ce crédit d'impôt permettra donc une réduction annuelle d'impôt égale à 8.333 € par an pendant 9 ans.
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Avril 2009
Défiscalisation : publication des plafonds Girardin immobilier
Les plafonds applicables dans le cadre du dispositif Girardin en 2009 viennent d'être publiés.
Pour les investissements réalisés en 2009 en Girardin immobilier, le plafond applicable s'établit à 2 194 € HT par mètre carré pour l'ensemble des collectivités. Cette limite doit être, le cas échéant, majorée de la TVA applicable puis multipliée par le nombre de mètres carrés de surface habitable.
En matière de plafonds de loyer, pour les baux conclus en 2009 avec un nouveau locataire ou faisant l'objet en 2009 d'un renouvellement exprès, le loyer par mètre carré de surface habitable, charges non comprises, ne doit pas excéder :
- 150 € dans les DOM, à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy et à Mayotte,
- 189 € dans les autres territoires (à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et les terres australes et antarctiques françaises).
Les ressources du locataire figurant sur l'avis d'imposition établi au titre de 2007 ne doivent pas excéder les plafonds suivants :
Pour une personne célibataire : 28.638 euros (DOM, St Martin, St Barthélemy, Mayotte) et 27.294 pour les autres territoires.
Pour une personne mariée, les montants passent à 52.968 et 51.406 euros.
Avec une personne à charge (marié + personne à charge) : 56.032 et 54.379 euros.
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Abus de droit : Incompatibilité de l'abus de droit avec le sursis d'imposition
Pour la première fois, une Cour d'appel administrative (celle de Bordeaux) a estimé, dans le cadre d'une affaire d'apport-cession, que le régime du sursis d'imposition ne pouvait être qualifié d'abus de droit.
Cela concernait les titres d'une SA que les détenteurs ont apporté à une SCI à l'IS en bénéficiant du sursis d'imposition, puis 9 jours après ces actions ont été cédés, le produit de cession étant investi dans l'achat de biens immobiliers.
Bien que ne s'agissant que d'une décision d'Appel, c'est la première décision dans ce sens. A suivre …
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Reprise d'entreprise : précisions sur le bénéfice du crédit d'impôt en cas de reprise d'entreprise
L'article 220 nonies du Code général des impôts prévoit, pour le bénéfice du crédit d'impôt lors du rachat du capital d'une société, que les droits de vote attachés aux actions ou aux parts de la société nouvelle doivent être détenus par au moins quinze personnes qui, à la date du rachat, étaient salariées de la société rachetée ou par au moins 30 % des salariés de cette société si l'effectif n'excède pas 50 salariés à cette date.
Les salariés retenus pour l'appréciation de la condition de détention des droits sociaux dans la société nouvelle s'entendent des personnes titulaires d'un contrat de travail avec la société rachetée à la date de ce rachat, et ceci même si ces salariés deviennent ensuite mandataires sociaux de la société rachetée (réponse ministérielle n°4721).
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Mars 2009
Barème 2009 : affinement des abattements
Dans une instruction du 6 février 2009, l'administration fiscale a fixé les abattements et barèmes officiels applicables aux donations effectuées en 2009 et aux successions ouvertes en 2009, en fonction d'un taux d'évolution fixé à 2,90135 % et non 2,9%.
Droits de donation :
Conjoint survivant : 79.222 euros
Partenaire de PACS : 79.222 euros
Enfant : 156.359 euros
Petit enfant : 31.272 euros
Arrière petit enfant : 5.212 euros
Ascendant : 156.359 euros
Frère et sœur : 15.636 euros
Neveu et nièce : 7.818 euros
Personne handicapée : 156.359 euros
Don somme argent exonéré : 31.272 euros
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Bouclier fiscal : les impôts et revenus à prendre en compte pour les micro-entreprises
Depuis le 1er janvier 2009, les entrepreneurs individuels placés sous le régime fiscal des "micro-entreprises" (micro-BIC ou régime spécial BNC), peuvent opter pour un dispositif de versement forfaitaire libératoire social et fiscal. Ce régime dit de la microtaxation permet de s'acquitter auprès d'un seul interlocuteur (régime social des indépendants dont dépend l'entreprise) de l'impôt sur le revenu et de l'ensemble des cotisations et contributions de sécurité sociale, par des versements forfaitaires mensuels ou trimestriels (au choix du contribuable) libératoires, égaux à un pourcentage du chiffre d'affaires ou des recettes réalisés le mois ou le trimestre précédent.
Pour les revenus à prendre en compte pour la détermination du bouclier, il s'agit du montant du chiffre d'affaires ou des recettes diminué, selon la nature de l'activité, de l'abattement prévu dans le cadre du régime "micro-BIC" (71 % pour les ventes et fourniture de logement, 50 % pour les services) ou de la réfaction forfaitaire prévue dans le cadre du régime spécial BNC (34%).
Quant aux impôts, il faut prendre en compte d'une part, le versement libératoire de l'IR qui constitue une imposition directe, et, d'autre part, une fraction du versement forfaitaire "social" qui est libératoire. Cette fraction est déterminée en appliquant la somme des taux de ces contributions (soit 8 %) au montant du résultat qui aurait été imposé en cas d'application des régimes d'imposition des micro-entreprises soit :
- 8 % x 29 % (soit 2,32 %) du CA pour les activités de ventes de marchandises,
- 8 % x 50 % (soit 4 %) du CA pour les activités de prestations de services
à caractère commercial,
- 8 % x 66 % (soit 5,28 %) du chiffre d'affaires pour les activités de prestations
de services à caractère libéral.
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Auto entrepreneur : élargissement des professions compatibles
Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services a annoncé que les professions libérales non réglementées auront désormais accès au régime de l'auto-entrepreneur grâce à une disposition contenue dans la loi sur l'accélération des programmes d'investissements publics et privés. La mesure prend effet à partir de ce jour, jeudi 19 février.
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Février 2009
Stock-options : une nouvelle instruction vient de paraître
L'administration vient de publier une instruction fiscale détaillant les aménagements apportés au régime des stock-options depuis 2000 et notamment ceux introduits par les différentes lois, NRE du 15 mai 2001 (qui a modifié les règles juridiques et fiscales applicables aux options attribuées à compter du 27 avril 2000), TEPA du 21 août 2007 (aménageant les règles d'imposition pour les options attribuées à compter du 20 juin 2007), loi pour le développement de l'actionnariat salarié (loi DPAS) du 30 décembre 2006 et loi de finances pour 2008 (augmentant le taux d'imposition des gains de 16 % à 18 % à compter de 2008).
Il est bien rappelé la différence de traitement entre les options attribuées avant le 20 juin 2007 et après cette même date. Ainsi par exemple, pour les options attribuées depuis le 20 juin 2007, les moins-values de cession d'autres valeurs mobilières ou de droits sociaux subies, le cas échéant, au cours d'une année par les membres du foyer fiscal, ne sont plus imputables sur le gain de levée d'options. De même, la donation de titres comme pour cause de décès, n'exonère plus le gain de levée des options correspondantes dès lors que celles-ci ont été consenties depuis le 20 juin 2007.
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Entreprise : les opérations de réduction de capital soumises aux droits fixes
Les opérations de réduction de capital social sont désormais soumises à un droit fixe de 375 euros ou 500 euros, selon le montant du capital social. Pour rappel, avant cette modification, la réduction de capital engendrée le paiement du droit de partage de 1,1%.
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Bouclier Fiscal : mise en place de l'autoliquidation
Le bénéficiaire du bouclier fiscal aura cette année le choix entre la demande de restitution des impôts directs excédant 50 % de ses revenus, unique procédure applicable jusqu'à présent, et une autoliquidation.
L'autoliquidation lui permettra d'imputer lui-même sa créance du bouclier fiscal de l'année 2009 sur l'ISF, sur les impôts locaux relatifs à la résidence principale et sur les contributions et prélèvements sociaux des revenus du patrimoine de l'année 2009.
En cas d'imputation excessive de plus d'un vingtième du montant du droit à restitution, le contribuable se verra infliger une amende égale à 10% du montant éludé.
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Janvier 2009
Expatriation : nouvel avenant à la convention franco-belge
Un nouvel avenant à la convention fiscale franco-belge sur le régime des travailleurs frontaliers a été signé vendredi 12 décembre 2008.
Ce nouvel avenant, qui se substitue à celui signé le 13 décembre 2007, pérennise le régime dérogatoire des travailleurs frontaliers pour une période de 25 ans, et prévoit des modalités d'application souples destinées à régler les difficultés rencontrées par le passé. De 2003 à 2008, les frontaliers résidents en France se voient garantir le bénéfice du régime à condition de ne pas exercer leurs activités en dehors de la zone frontalière plus de 45 jours par an. De 2009 à 2011, les frontaliers résidents en France se voient garantir le bénéfice du régime à condition de pas exercer leurs activités en dehors de la zone frontalière plus de 30 jours par année civile.
A compter du 1er janvier 2012, les travailleurs frontaliers résidents en France qui bénéficient au 31 décembre 2011 du régime des travailleurs frontaliers, continueront à en bénéficier pour une période de 22 ans, pour autant qu'ils continuent à satisfaire de manière ininterrompue aux conditions requises pour son application, notamment sous réserve que l'exercice d'activité hors zone frontalière n'excède pas 30 jours par année civile.
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Art : l'exonération étendue à l' « Art nouveau » ou « Art déco »
L'administration fiscale vient de repréciser que le champ de l'exonération d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) des objets d'antiquité, d'art ou de collection prévue à l'article 885 I du Code général des impôts.
Ainsi par exemple, les objets de moins de cent ans d'âge mais qui présentent cependant un réel intérêt artistique ou culturel et sont valorisés comme tels sur le marché de l'art mobilier « Art nouveau » ou « Art déco » ont vocation à bénéficier de l'exonération d'ISF.
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ISF : Exonération partielle pour dirigeant retraité qui transmet ses titres
Un dirigeant qui, lorsqu'il cesse son activité, donne les titres qui formaient un bien professionnel en conservant l'usufruit, peut bénéficier de l'exonération en tant que bien professionnel de la valeur de la nue-propriété des titres démembrés si le démembrement est concomitant ou antérieur à la cessation d'activité.
La ministre de l'Economie rappelle que, pour bénéficier des dispositions du régime des biens professionnels, le redevable doit notamment remplir, depuis trois ans au moins avant le 1er janvier de l'année du démembrement, les conditions requises pour que les titres concernés aient le caractère de biens professionnels. Il en résulte en particulier que le démembrement doit intervenir alors que le dirigeant exerce encore une fonction de direction, soit au plus tard à la date de la cessation des fonctions. Cependant, cette dernière valide l'application du régime d'exonération partielle d'ISF pour le démembrement intervenant l'année d'imposition au titre de laquelle le redevable bénéficie encore du régime des biens professionnels.
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